Le jour où j’ai jeté des piles à la poubelle

Aujourd’hui, il est impossible d’ignorer l’importance de l’écologie et du zéro déchet dans notre quotidien. On en entend parler tous les jours. Les solutions se multiplient : les boutiques de vrac, le réutilisable, les magasins bio, etc. Mais cela peut engendrer beaucoup de pression et de culpabilité, sur les autres et sur vous-même. C’est donc un article un peu “coup de gueule” que j’ai envie d’écrire. Il n’appartient pas qu’à vous de sauver le monde, ayez de l’indulgence avec vous-même. Moi aussi parfois je mange de la viande et moi aussi je parfois je prends l’avion.
 

Débuter dans l’écologie et découvrir le zéro déchet

La première fois que j’ai été sensibilisée aux questions environnementales, c’est quand j’avais la vingtaine. À cette époque, je vivais en Nouvelle-Zélande. Là-bas, l’écologie est complètement ancrée dans le quotidien.

C’est un pays où le respect de la planète est très présent dans la culture. C’est à ce moment-là que j’ai découvert le tri des déchets, par exemple.

Quand je suis rentrée en France, j’ai voulu continuer sur cette lancée. Je m’y suis mise à fond ! J’ai déménagé à la campagne et j’ai continué le tri. Je me suis même mise au zéro déchet, que j’ai découvert en lisant le livre de Béa Johnson. 
 

Zéro déchet et intolérance alimentaire

Mais à la campagne ce n’était pas toujours très simple de trouver des boutiques de vrac. Je n’avais pas beaucoup de choix.

J’ai donc commencé à acheter en grande quantité. Je me disais, quitte à ne pas trouver d’alternative sans emballage, autant acheter des gros volumes. Cela réduira au moins un peu le nombre de déchets. J’ai commencé à acheter des sacs de 20 kg de farine, 5 kg de chocolat, etc. 

Malheureusement, c’est au même moment que j’ai découvert que j’avais des intolérances alimentaires. Donc je me suis retrouvée à vouloir consommer bio, sans emballage, sans gluten, sans œufs et sans viande. Autant vous dire que c’était une galère. Mais j’étais toujours à fond et je continuais de faire tout ce que je pouvais.
 

Écologie et charge mentale

Assez rapidement, j’ai déménagé à Bordeaux, pour vivre l’aventure fée du tri. C’est l’endroit rêvé pour être écolo et zéro déchet. Il y a plein de boutiques et beaucoup de choix. 

Mais c’est également à ce moment-là que j’ai monté ma boite, je suis devenue cheffe d’entreprise, avec un emploi du temps très variable, beaucoup de travail, bref. Ajouter des courses 100 % zéro déchet à ma liste, me demandait une organisation considérable. Je devais faire beaucoup de détours sur ma route, me trimballer mes bocaux en verre toute la journée, ce n’était vraiment pas pratique. 

Je me suis rendu compte, petit à petit, que je me mettais une pression incroyable. En plus de mon travail quotidien et de ma vie perso, je me rajoutais cette mission d’être irréprochable question écologie, quoi qu’il arrive.
 

Trouver le bon équilibre et dire stop à la culpabilité

Finalement, un jour j’ai craqué. J’étais pressée, je me suis arrêtée chez Picard et j’ai acheté des surgelés. Je n’ai même pas culpabilisé. Je me suis sentie tellement soulagée. 

Je n’en pouvais plus de subir cette pression sur mes épaules. Elle venait de moi, bien sûr, mais aussi de la société. Aujourd’hui, on a parfois l’impression que c’est à nous de sauver le monde et qu’on ne doit rien lâcher, mais c’est faux

Il en va de la responsabilité de tout le monde, c’est le principe du colibri, chacun fait sa part. Mais les réseaux sociaux, les instagrameuses écolo parfaites, les messages culpabilisants, et autres, créent une atmosphère très anxiogène et nous font culpabiliser. Et ce n’est pas sain. 

Faites au mieux, ça sera déjà bien. Ne portez pas en vous tout ce poids de culpabilité d’avoir mangé une fois un burger avec vos amis lors d’une soirée. 
 

Burn out écolo

Le problème, si vous vous mettez trop de pression, c’est que vous allez vous perdre vous-même. Votre charge mentale va exploser, vous n’aurez plus de temps pour vous. Finalement, vous courrez droit au burn-out. Vers un ras-le-bol de l’écologie

C’est un peu ce que j’ai ressenti, moi. C’est pour cela que j’ai voulu vous écrire. J’ai décidé de me laisser un peu tranquille et d’être contente de tout ce que je fais déjà au quotidien pour la planète. 

Comme on l’entend souvent : on n’a pas besoin de 100 personnes parfaitement écolo mais de milliers de personnes imparfaitement écolo.
 

Le jour où j’ai jeté des piles à la poubelle

Quand je travaille chez une cliente, par exemple, et qu’on a fait un gros tri, il y a énormément de choses dont il faut se débarrasser. Mon but n’est pas de lui alourdir sa charge mentale, au contraire. Alors ça m’arrive de ne pas faire le tri. Oui, j’ai même jeté des piles à la poubelle une fois. Je sais, ça craint. Je me suis aussi racheté du shampoing dans une bouteille en plastique, mais non, je ne culpabilise plus.

Évidemment, il est super important de continuer de consommer sainement, en faisant attention. J’ai toujours prôné l’écologie et je continuerai de le faire. Mais toujours avec bienveillance. 

J’espère ne pas vous avoir choqué avec mes propos, mais plutôt vous avoir allégé votre conscience. Vous n’avez pas besoin de viser la perfection. 

Et vous, vous en pensez quoi de tout ça ? Dites-le moi en commentaire ⬇️⬇️

👉Retrouvez mon dernier live sur ce sujet.


Photo by Drew Hays on Unsplash

Partagez sur

Catégories Blog

Derniers Articles

Partager sur